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juin
18

Un premier prototype d’éolienne à voile dans le Nord de la France

by , under ENERGIES, INITIATIVES

 

Le premier prototype d’éolienne à voile a été inauguré le week-end dernier à Grande-Synthe, dans le Nord de la France.

Cette innovation mondiale, deux fois plus petite (20 mètres) qu’une éolienne traditionnelle est dotée de mâts verticaux bardés de douze voiles en forme de deltas de tailles variables (200 m² au total). Comme sur un bateau, ces voiles se gonflent et se creusent pour pouvoir exploiter toute la puissance du vent et se tournent pour suivre ses mouvements.


Photos: http://www.lemonde.fr

En plus d’être quasiment totalement silencieuse, cet équipement de nouvelle génération est plus efficace et plus rentable qu’une éolienne classique. Cet équipement délivre en effet une puissance de 75 KWh, sa production en électricité correspond en effet à la consommation énergétique de soixante foyers. Si l’expérience menée à Grande-Synthe se révèle concluante, d’autres projets d’éoliennes alternatives pourraient très rapidement voir le jour en France.

 

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avr
25

Des camions plus aérodynamiques et plus verts en Europe

by , under INITIATIVES, MOBILITE, ON THE MOVE

 

"Le cube étant la forme la moins aérodynamique qui puisse être imaginée, il est impératif d’améliorer la silhouette des camions qui circulent sur nos routes. Cette évolution rendra le transport routier plus vert et plus sûr", a déclaré le commissaire européen chargé des transports, Siim Kallas, dans un communiqué. La Commission Européenne propose un projet qui autoriserait les constructeurs de camions à fabriquer des cabines aux formes plus arrondies et à rajouter des déflecteurs aérodynamiques à l’arrière des remorques. Selon une étude réalisée par la Commission Européenne, ces dispositifs permettraient de réduire de "5000 euros par an les coûts du carburant (pour un camion longue distance standard parcourant environ 100000 km)".


Photos : http://fr.123rf.com

Ces nouvelles mesures permettraient à la fois de réduire les émissions de CO² et d’améliorer la sécurité des transports. Siim Kallas précise qu’en termes "d’émissions de gaz à effet de serre, cela représente une réduction de 7 à 10% (soit 7,8 tonnes de CO² pour le même camion effectuant le même nombre de kilomètres)". Rappelons que le transport routier de marchandises représente 70% du total des transports de marchandises en Europe, l’impact pourait donc être important, d’autant plus que selon la Commission Européenne, "1 million de camions pourraient bénéficier de ces nouvelles mesures". Concernant la notion de sécurité, la commission précise "qu’une forme plus arrondie de l’avant de la cabine offre aussi un champ de vision élargi pour le conducteur, ce qui permettrait d’épargner chaque année la vie de 300 à 500 piétons et cyclistes".

Le projet est maintenant lancé, si la proposition était adoptée (par le Parlement Européen et les Etats membres de l’UE), nous pourrions croiser ces nouveaux poids lourds sur nos routes d’ici à 2018-2020. Plusieurs projets sont déjà à l’étude sous formes de concepts chez plusieurs constructeurs parmi lesquels Renault, Volvo…

 

 

 

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avr
16

Ouverture des salons eCarTec et eBikeTec à Paris le 16 avril 2013

by , under INITIATIVES, MOBILITE, ON THE MOVE

 

La seconde édition du salon eCarTec Paris se tiendra du mardi 16 au jeudi 18 avril 2013 à la Porte de Versailles, à Paris dans le hall 5-1. Elle sera placée sous le haut patronage du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie et du Ministère du Redressement Productif. Le public pourra y découvrir tous les aspects du véhicule électrique :
– véhicules électriques,
– infrastructures de recharge,
– force motrice et technique de moteurs,
– technologies de stockage d´énergie,
– développement et sous-traitance.

Comme lors de la première édition, les organisateurs attendent la visite de professionnels (ingénieurs, acheteurs, commerçants, responsables de flottes), de consommateurs et de décideurs politiques. Pour la première édition, en 2012, le salon avait reçu la visite de plus de 2400 visiteurs. "Nous nous réjouissons de la réussite du salon eCarTec Paris 2012 au Parc des Expositions Porte de Versailles. 96 entreprises ont présenté leurs innovations et visions d’avenir concernant la mobilité électrique à plus de 2 400 visiteurs, sur près de 6 000 mètres carrés de surface d’exposition."

Profitant de cette seconde édition, les organisateurs ont décidé de lancer le salon eBikeTec, un salon dédié aux deux roues où seront présentés :
– technologie des véhicules électriques à deux roues,
– homologation,
– composants constructeurs.

Une piste d’essais sera également à la disposition des visiteurs qui auront envie de s’essayer à ces nouvelles formes de mobilité.

En marge de ces expositions, Munich Expo organisera la 4ème Conférence Internationale sur la Mobilité Electrique et Hybride les 16 et 17 avril en français et en anglais (traduction simultanée). Plusieurs thèmes seront abordés (véhicules utilitaires, pile à combustible et hydrogène, énergie, infrastructures de recharge, gestion de flottes, voiture connectée) par des interlocuteurs de renom (Joseph Beretta – Avere France, Andreas Pfeiffer – Hubject GmbH, Philippe Brendel – Arval, Mathieu Belle – Saftbatteries, Olivier Paturet – Nissan Europe SAS, Claude Ricaud – EV Plug Alliance…). Consultez le programme complet.

Plus d’information : http://www.ecartec-paris.eu/
Photos : http://www.ecartec-paris.eu/

 

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avr
03

A Aix en Provence, les réverbères rechargent les voitures électriques

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La France a choisi d’investir lourdement dans la mobilité électrique. Si cette technolgie concentre beaucoup d’avantages, notamment environnementaux, il n’en reste pas moins que beaucoup de progrès technologiques sont encore attendus, notamment en termes d’autonomie des véhicules. Pour parer à ce problème, la solution réside dans un parc d’infrastructures de recharge très dense. Le plan français prévoit que le pays sera équipé de près de 4,5 millions de bornes de recharge d’ici 2020.

A cette occasion, la ville d’Aix en Provence lance son projet,en partenariat avec le consortium Telewatt mené par Citelum (filiale de Dalkia, elle-même filiale du groupe Veolia). L’originalité du projet réside dans le fait que les infrastructures de recharge seront intégrées dans l’éclairage public. Ce projet, dont le développement devrait durer 18 mois et dont les coûts sont estimés à 3,5 millions d’euros, est soutenu par Investissements d’Avenir de l’Ademe qui apportera 1,6 millions d’euros sous forme de suvention et d’avance remboursable.

Pour la collectivité, l’innovation de cette solution se situe dans l’optimisation de la puissance disponible sur les réseaux : en préservant le service de l’éclairage, un système de gestion centralisée permet de superviser les réseaux (puissance, consommation, état…) et la gestion des flux et des accès des usagers.

Pour l’usager, Telewatt prévoit que toutes les opérations seront centralisées sur son teléphone mobile ou smartphone, lui permettant de réserver, suivre et gérer à distance la charge de son véhicule et d’en assurer le paiement. Le téléphone doit faire ainsi office de télécommande.


Source : http://voituredufutur.autodeclics.com

Cette solution présente l’avantage d’être particulièrement économique :
- aucun travaux de génie civil,
- aucune adaptation particulière sur le réseau de distribution,
- utilisation de prises plug and play avec identification par adresse IP, pouvant être très facilement déplacées sur un autre équipement.

 

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avr
03

L’hydrolienne Seagen fait des émules

by , under ENERGIES, INITIATIVES, ON THE MOVE

 

Le 17 juillet 2008 restera pour longtemps un grand jour pour la société Marine Current Turbines et pour Strangford Lough, en Irlande du Nord. Ce jour là, l’hydrolienne de la société Marine Current Turbines a donné ses premiers tours de pales et a produit pour la première fois de l’énergie électrique à une échelle commerciale (issue de la technologie hydrolienne).

L’hydrolienne est une turbine sous-marine qui permet la transformation de l’énergie cinétique (énergie générée par un mouvement) des courants de marées en énergie mécanique. Cette énergie cinétique est ensuite transformée en énergie électrique par un alternateur. L’avantage d’une hydrolienne par rapport à une éolienne réside dans le fait que la masse volumique de l’eau est 832 fois plus élevée que celle de l’air : cela permet, malgré une vitesse de fluide en général plus faible, de récupérer beaucoup plus de puissance.


Source : http://www.guardian.co.uk

Le système, installé à 400 mètres du rivage, comprend deux rotors qui pèsent dans leur ensemble plus de 1000 tonnes. Les rotors, d’un diamètre de 16 mètres de diamètre balayent un secteur de 402 mètres carrés et fonctionnent entre 18 et 20 heures par jour. A pleine charge, l’hydrolienne produit 5 GWh, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 1500 foyers.

Pour la maintenance, les pales remontent et s’immobilisent horizontalement au-dessus de la surface de l’eau. Dans le cas d’un courant trop important, les pales peuvent être orientées de manière à limiter la vitesse de rotation. Ce dispositif permet de limiter la fatigue de la structure, exactement comme sur une éolienne. Il est même possible de mettre le bord d’attaque de la pale face au courant, de manière à l’arrêter tout doucement, même par fort courant. En faisant varier le pas de 180 degrés, les rotors fonctionnent à marée montante et à marée descendante avec le même sens de rotation.


Source : http://www.ddmagazine.com

Martin Wright, directeur général de Marine Current Turbines, expliquait lors d’une interview les bénéfices de l’hydrolien :
– les hydroliennes sont beaucoup plus petites que les éoliennes pour une même puissance,
– les courants marins sont prévisibles et permettent d’estimer avec précision la production d’électricité,
– les potentiels des courants marins sont très importants (EDF estime que 5 GW, soit environ 3 réacteurs nucléaires de type EPR, pourraient être installés à proximité des côtes françaises),
– l’hydrolien utilise une énergie renouvelable (le courant marin) et elle ne pollue pas (déchets issus de combustion, déchets radioactifs…).

Nous pouvons toutefois noter que les détracteurs de cette technologie présentent eux aussi des arguments de poids :
– utilisation d’antifouling pour protéger la structure des assauts de l’environnement marin,
– structure émergeante, qui peut être une gêne pour la navigation,
– création de zones de turbulences, qui modifient la sédimentation et le courant, avec de possibles effets sur la flore et la faune juste en aval de leur positionnement,
– collisions potentielles de poissons ou de mammifères marins avec les pales.

Certains spécialistes travaillent actuellement sur le principe d’hydrofoils oscillants qui permettrait de conserver les avantages du système tout en limitant les inconvénients. L’un des plus récents est le dispositif autostable à double pales StreamWings :


Source : http://commons.wikimedia.org

Le potentiel lié à cette nouvelle technologie est important : des ingénieurs ont calculé que l’hydrolien théorique exploitable serait de l’ordre de 15000 MW en Europe pour une production pouvant aller de 20 à 30 TWh/an (la consommation annuelle de 6 à 8 millions d’habitants). 60% de ce potentiel se trouverait en Grande-Bretagne et 20% en France.

Les courants marins sont très certainement exploitables partout dans le monde, toutefois, les courants de marée constituent pour l’instant le domaine préférentiel de ce type de technologie (les courants de marée présentent en effet, par rapport aux courants généraux des caractéristiques particulièrement favorables : intensité importante, proximité de la côte, direction stable, prédictibilité).

Plusieurs projets sont actuellement à l’étude, en test ou en cours de réalisation à travers le monde : le projet Semi-Submersible Turbine au Royaume-Uni, les projets Arcouest de Paimpol-Bréhat, Harvest et Marenergie en France, le projet Idénergie au Québec, le projet AK1000 en Ecosse…

 

A propos de Marine Current Turbines : la société est localisée à Bristol en Angleterre. Fondée en 2000, l’entreprise a pour principaux actionnaires BankInvest, ESB International, EDF Energy, Guernsey Electricity, et Triodos Bank. L’entreprise a initié un programme de recherche de 2,5 millions d’euros pour mesurer l’impact des hydroliennes sur la faune marine. Sont impliqués l’université Queen University Belfast et le centre de recherche sur les mammifères marin de l’université de St Andrew (SMRU). Consulter le site de Marine Current Turbines.

 

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mar
25

Après le couchsurfing, le plugsurfing débarque en Europe

by , under BORNES DE RECHARGE, ENTREPRISES, ETUDES, INITIATIVES, MOBILITE, ON THE MOVE, VILLES, VOITURE ELECTRIQUE

 

Connaissez-vous le couchsurfing? C’est une nouvelle tendance, dont les utilisateurs sont principalement les jeunes adultes en quête d’aventures. On pourraît traduire le terme par le fait de «passer d’un canapé à l’autre». Dans la droite ligne de ce concept, le plugsurfing débarque en Europe. Comme la communauté des couchsurfers offre le gîte aux voyageurs de passage, celle des plugsurfers propose ses bornes de recharge électrique aux conducteurs qui en ont besoin. De ce concept, sont nés un site internet et une application pour les smartphones : http://plugsurfing.org/


Source : http://plugsurfing.fr/

Ce service, gratuit, offre à ses membres :
– Plus de 16 000 bornes de rechargement en Europe et dans le monde,
– Une recherche ciblée ou par géolocalisation,
– Une recherche par disponibilité,
– Un système de notation et de commentaires des bornes utilisées,
– Une application smartphone (disponible pour iOs et Android),
– Un widget personnalisable et intégrable aux sites web,
– Un calcul d’itinéraire et d’organisation du voyage en fonction des bornes disponibles.

Ce service est disponible en 9 langues (français, anglais, allemand, néerlandais, espagnol, danois, chinois, norvégien et japonais), pour tous les propriétaires de voitures, de scooters ou de vélos électriques.


Source : http://plugsurfing.fr/

Pour en savoir plus sur la communauté des plugsurfers : http://plugsurfing.fr/

 

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mar
11

L’automobile low ou no carbon est actuellement à Genève

by , under MOBILITE, ON THE MOVE, VOITURE ELECTRIQUE

 

Les constructeurs et équipementiers automobiles sont au salon de Genève, pour présenter leurs dernières innovations. Le salon a ouvert ses portes le 7 mars, et accueillera le public jusqu’au 17 mars 2013. Dans les rangs, on retrouve des véhicules électriques et hybrides…

RENAULT

Renault a présenté ZOE, véhicule 100% électrique, disposant d’une autonomie de 210 km (donnée constructeur). Ce nouveau véhicule, disponible dès le mois de mars 2013 l’est en trois versions : Life, Zen et Intens. La version de base disposera de la climatisation, du régulateur / limiteur de vitesse… ZOE sera le premier véhicule proposant en série, 3 modes de recharge grâce au nouveau chargeur "Caméléon" intégré au véhicule. Grâce à ce chargeur, l’automobiliste pourra bénéficier :
– d’une charge standard : charge complète en 6 à 9h, à partir d’un boitier de charge appelé Wall Box ou sur une borne publique,
– d’une charge accélérée (22 kW) : 80% de la charge en 1h, à partir d’une borne publique,
- d’une charge rapide (43 kW) : 80% de la charge en 30 minutes, à partir d’une borne publique.


Source photo : Renault


Source photo : Renault

NISSAN

Nissan est aussi présent à Genève avec THE NEW LEAF (Leading, Environmentally Friendly, Affordable, Family Car), un véhicule sans émissions, fabriqué en Europe. Rappelons tout d’abord que la LEAF a été élue "voiture mondiale de l’année 2011". Avec cette nouvelle version, il sera désormais possible de parcourir 175 km avant de recharger son véhicule (donnée constructeur). Fabriquée avec des matériaux recyclés / recyclables, la LEAF est dotée du système de navigation informatique avancé avec services télématiques permettant de se connecter à distance au véhicule par son téléphone portable ou son ordinateur. Ce dispositif permet, à distance, le contrôle de la température dans l’habitacle, le lancement et le suivi de la recharge… Cette LEAF dispose des mêmes caractéristiques de sécurité qu’un véhicule thermique classique.


Source photo : Salon de Genève 2013


Source photo : Salon de Genève 2013

INNOVATIVE MOBILITY AUTOMOBILE

De son côté, la société Innovative Mobility Automobile (IMA) présente le COLIBRI : une microcar électrique ne disposant que d’une place et d’un coffre. Son nom vient du fait qu’avec ses portes à ouverture papillon, elle ressemble à l’oiseau du même nom. Le conducteur sera seul face à la route et face à son large écran tactile central. Son moteur de 24 kW (équivalent 33 ch) et sa batterie de 6,5 kW/h lui permettent de parcourir 110 km et d’atteindre une vitesse de pointe de 120 km/h (données constructeur). Pratique, le COLIBRI se recharge en deux heures (en utilisant une prise de courant domestique) ou à 80% en 20 minutes sur un chargeur rapide.


Source photo : Salon de Genève 2013


Source photo : Salon de Genève 2013

MITSUBISHI

Le CA MIEV (Mitsubishi In-Wheel Motor Electric Vehicle) est le dernier-né des concept-cars de Mitsubishi : ce véhicule tout électrique propose un design particulièrement futuriste. L’autre originalité de ce véhicule réside dans un bloc moteur intégré tout-en-un qui intègre :
– la machine électrique de 80 kW (109 ch),
– l’inverseur,
– le chargeur.

Ce tout-en-un permet à la fois de réduire l’encombrement et la masse du groupe motopropulseur. Ses batteries, d’une capacité de 28 kWh sont rechargeables par résonance magnétique (sans cordon de chargement). Le CA MIEV dispose d’une autonomie de 300 km (donnée constructeur).


Source photo : Salon de Genève 2013

TOYOTA

Toyota présente l’I-ROAD à Genève, un tricycle électrique totalement innovant : maniable comme une moto, caréné comme une voiture. Ce véhicule dispose de deux vraies places (l’une derrière l’autre), d’un toit et de portes rigides rendant le véhicule complètement étanche et climatisable. Les moteurs électriques de 2 kW chacun sont logés dans les roues avant. Toyota annonce une autonomie de 50 km en roulant à une vitesse constante de 30 km/h et une recharge en trois heures via une prise électrique domestique. Ce véhicule sera mis en test par la ville de Grenoble en partenariat avec EDF à la fin de l’année 2014.


Source photo : Salon de Genève 2013

CITROEN

Citroën présente son prototype C3 HYBRID AIR, un véhicule fonctionnant à l’essence et à l’air comprimé. L’objectif pour les ingénieurs de PSA : concevoir et industrialiser un véhicule consommant 2 litres d’essence au 100 km. La technologie Hybrid Air repose sur l’association de trois principaux organes :
– une motorisation essence PureTech,
– un système de stockage d’énergie sous forme d’air comprimé,
– un ensemble composé de deux moteurs-pompes hydrauliques et d’une transmission automatique.

Cette architecture permettra au conducteur de choisir entre trois modes de fonctionnement :
– Le mode "air" : l’énergie stockée dans la bonbonne d’air comprimée est transmise aux roues via les moteurs hydrauliques et la boîte de vitesses,
– Le mode "thermique" : principalement utilisé en dehors de la ville (la récupération d’énergie est active et l’énergie cinétique des phases de freinage et de décélération est stockée sous forme d’air comprimé),
– Le mode "combiné" : cumule les puissances des deux motorisations et agit plus particulièrement lors des reprises et des fortes accélérations avec une puissance totale de 90 kW.


Source photo : Salon de Genève 2013


Source photo : Salon de Genève 2013

Outre les véhicules présentés dans cet article, le Salon de Genève accueille d’autres modèles électriques, hybrides, à énergies alternatives et à faible consommation (< 100 g/km de Co2). Pour découvrir la "vision verte" du Salon de Genève : http://www.salon-auto.ch/fr/exposants/vision-verte-0-29775

 

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fév
22

Perspectives de l’énergie solaire dans l’espace

by , under ENERGIES, ETUDES, ON THE MOVE

 

Lorsque les rayons du soleil traversent notre atmosphère, seule une faible fraction du rayonnement arrive effectivement au sol terrestre :
– 30% sont directement réfléchis vers l’espace,
– 20% sont réfléchis par les nuages,
– 6% sont réfléchis par les diverses couches de l’atmosphère,
– 4% par la terre.

Seuls 40% des rayons sont utilisables, soit environ 350 W/m². Sur ces 350 W/m², entre 5 et 15% sont convertis en électricité, ce qui donne un ratio compris entre 17 et 52 W/m². En dépit des progrès actuels et à venir, cette énergie restera nécessairement limitée.


Source : http://japon.aujourdhuilemonde.com

Partant du principe qu’en haute atmosphère le rayonnement du soleil est presque quatre fois plus puissant que celui à la surface terrestre, qu’il est permanent et ne dépend pas des saisons ou de la météo, plusieurs études / projets sont en cours afin d’évaluer la faisabilité d’aller récupérer ces rayonnements au-delà de l’atmosphère.

De son côté, l’Académie Internationale d’Astronautique basée à Paris, ayant pour objectifs de promouvoir le développement de l’astronautique à des fins pacifiques et d’élaborer une série d’études et de livres blancs traitant de nombreux aspects de coopération internationale (l’exploration et l’habitat du système solaire et au-delà, les débris spatiaux, les petits satellites, les activités extra-véhiculaires, les missions à bon marché pour satellites scientifiques, l’exploration lunaire et martienne…) a publié une étude dont les conclusions révèlent que "des programmes spatiaux pourraient être mis en œuvre d’ici 30 ans, dans le seul but de capter l’énergie solaire directement de l’espace, un moyen rentable de pourvoir aux besoins en énergie des terriens". Le schéma élaboré par des scientifiques du monde entier met en scène des centrales électriques en orbite qui captent les rayons du soleil avant de les transmettre vers la terre. "Ce procédé serait techniquement réalisable d’ici une décennie ou deux, rien qu’en se basant sur les technologies existantes en laboratoires".

L’avantage du système réside dans le positionnement des différents satellites : en orbite sur l’équateur, ils bénéficieront d’un ensoleillement maximal et permanent (24h sur 24h). Le principe de base est relativement "simple" : placer en orbite géostationnaire des satellites équipés de panneaux solaires et de bras articulés orientables. Chaque panneau solaire devrait ensuite récupérer les rayonnements du soleil pour ensuite réfléchir l’énergie captée vers un dispositif maître. Celui-ci serait chargé de convertir l’énergie en électricité et de la transmettre vers la terre via un laser ou une antenne à micro-onde. Enfin, des équipements au sol s’occuperaient de récupérer ces flux extraterrestres et de les injecter dans les réseaux électriques terrestres.


Source : http://www.linternaute.com

Selon John Mankins (ancien responsable Concept à la NASA qui a dirigé l’étude de l’Académie Internationale d’Astronautique), "un projet pilote visant à démontrer la faisabilité de cette technologie est tout à fait envisageable grâce notamment aux lanceurs à bas coûts actuellement en cours de développement". Cette déclaration ne doit pas occulter les problèmes à résoudre pour développer un tel projet : la gestion des débris spatiaux, le manque d’études ciblées, le coût final de développement, le rayonnement,etc…

Deux projets majeurs sont en cours : un projet américain (développé par la NASA) qui s’oriente vers une transmission à la terre sous forme de micro-ondes et un projet européen (EADS / Astrium) qui privilégie la technique du rayon laser pour transmettre l’énergie solaire. Avant de placer ces premiers dispositifs en orbite, les ingénieurs devront résoudre bon nombre de problèmes technologiques mais aussi financiers, afin d’arriver à développer une solution économiquement viable.
La sécurité est le premier motif d’inquiétude des populations face à ces projets, les mots laser et micro-ondes faisant peur aux terriens que nous sommes…

 

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fév
11

Toujours plus petit pour les villes

by , under ENTREPRISES, INITIATIVES, MOBILITE, ON THE MOVE, VILLES, VOITURE ELECTRIQUE

 

Les évolutions démographiques dans les villes étant ce qu’elles sont, penser la mobilité électrique, c’est voir petit. En effet, de nombreuses villes sont soumises à des pressions urbaines, limitant ainsi la place au sol des véhicules. C’est ainsi que des constructeurs de mobilité électrique misent sur des "urban cars" : électriques, petits, pratiques, esthétiques, futuristes, des véhicules aussi ancrés dans une dimension de partage. Prenons deux exemples de cette dynamique…

RENAULT AVEC TWIZY

Twizy, c’est l’aboutissement du concept car du même nom présenté au salon de l’automobile de Francfort en 2009. Un an plus tard, Renault présente le véhicule dans son design définitif lors du salon de Paris. C’est un véhicule à mi-chemin entre un scooter et une voiture, homologué comme un quadricycle à moteur, spécialement étudié pour un usage urbain, ce caractère étant accentué par ses dimensions réduites (2,3 m de long et 1,2 m de large), son diamètre de braquage très court et son mode de propulsion 100% électrique.


Source : http://auto.orange.fr

Ces dimensions lui permettent, tout comme la Smart, de se garer perpendiculairement au trottoir. Pour cela, Renault a dû installer le siège passager derrière celui du conducteur. La version la moins puissante (Twizy 45 peut se conduire dès 16 ans, avec un simple Brevet de Sécurité Routière). Les performances de ce véhicule sont adaptées à l’usage urbain qui devrait en être fait : autonomie d’environ 100 km, vitesse maximale de 80 km/h pour la version la plus puissante et un temps de recharge relativement court : 3h30 pour une charge complète à partir d’une simple prise secteur.

 
Pour en savoir plus : http://www.renault.com

Renault Twizy est commercialisé depuis le début de l’année 2012. Il est disponible en 3 finitions (Twizy Urban, Twizy Technic et Twizy Color) et 2 motorisations (Twizy et Twizy 45), avec ou sans permis de conduire. Renault propose également un certain nombre d’options, dont les demi-portes en élytres.

HIRIKO, CITADINE PLIABLE

A l’origine, ce projet américain a vu le jour dans les laboratoires du MIT (Massachusetts Institute of Technology) sous le nom de CityCar au début des années 2000. En 2008, le principal sponsor du projet, décide de se retirer. Un entrepreneur basque, Carlos Fernandez, rassemble alors autour de lui 6 autres chefs d’entreprises et décide de poursuivre le projet.

Hiriko, "citadine" en basque, est un concept innovant : il s’agit d’un véhicule électrique compact et maniable, destiné à évoluer uniquement dans un environnement urbain. Hiriko, 2,6 m de long pour 500 kg peut embarquer deux passagers. À l’arrêt, l’arrière du véhicule se rétracte sous la partie avant, le véhicule ne dépasse alors pas 1,6 m de long. Les innovations sont nombreuses : l’ouverture se fait par une portière frontale, les commandes sont de type "drive by wire" (i.e. commandes électroniques), chaque roue possède son propre moteur et est indépendante des autres pour la direction, la suspension ou encore le freinage, chaque roue peut pivoter de 60°, permettant au véhicule d’effectuer des rotations sur 360°, les batteries se rechargent en 15 minutes et l’autonomie du véhicule, annoncée par le constructeur, serait de 120 km pour une vitesse maximale de 50 km/h.

SCHEMA DU PLI D’HIRIKO

Source : http://www.hiriko.com/

La phase de production a été lancée, les premiers véhicules devraient sortir des chaines de production en 2013. Trois modèles seront disponibles à la commercialisation : le modèle Fold (classique), le modèle Alai (décapotable) et le modèle Laga (version mini-pickup). Parmi les clients visés figurent les villes. Beaucoup ont déjà montré leur intérêt pour cette solution, Barcelone, Londres, Paris, Berlin, San Francisco, une solution qui pourrait se destiner à l’autopartage.

 
Pour en savoir plus : http://www.hiriko.com/

VIVRE DANS DES VILLES INTELLIGENTES

Pour construire des villes intelligentes, il est important de replacer les hommes au coeur des centres urbains. Très souvent, les citadins évoluent aux alentours de leurs quartiers. L’usage de la voiture est occasionnel et sur de courtes distances. Le concept des petites voitures électriques en partage dans les villes peut faire partie, dans ce contexte, des éléments de réponse à un certain type de comportements.

 

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fév
05

L’ile Seguin, lieu d’innovation

by , under ENERGIES, INITIATIVES, ON THE MOVE

 

L’île Seguin est une île de l’ouest parisien, située sur la Seine. D’une surface de plus de 11,5 hectares, elle est située face à la commune de Meudon, entre Boulogne-Billancourt, dont elle dépend administrativement, sur sa rive droite, et Sèvres sur sa rive gauche.


Source : http://www.ileseguin-rivesdeseine.fr

De 1929 à 1992, l’ile Seguin était occupée dans sa quasi-totalité par les usines Renault. Ces bâtiments ont été rasés en 2004 et 2005. Le site est actuellement en pleine renaissance : le projet actuel, œuvre de Jean Nouvel, a été dévoilé en juin 2010. Il prévoit 310 000 m2 de droits à construire, cinq tours, sept hectares d’espaces verts, deux salles de concert, un pôle consacré à l’art contemporain, un autre au cinéma et aux arts numériques. Les travaux ont débuté en 2012 et devraient s’achever en 2017.


Source : http://www.ileseguin-rivesdeseine.fr

Le groupe Renault attaché à ce lieu historique, n’a pas voulu abandonner complètement le site et y a installé sa première piste d’essai de sa gamme de véhicules électriques.

ile seguin-renault-centre-essai-ve
Source : http://tuning.conanecu.ro/

L’aménagement de l’ile Seguin obéit à l’ensemble des données d’un éco-quartier, conformément à la volonté de Boulogne-Billancourt et de la SAEM Val de Seine aménagement. Cela lui a valu d’être primée au « Grand Prix National Eco-Quartier » dans la catégorie « Performances écologiques/ Innovation ».

L’aspect énergétique est pour beaucoup dans l’obtention de cette distinction. C’est le groupe Idex, expert en efficacité énergétique, qui est en charge des réseaux de chaleur et de froid. Ces réseaux permettent aujourd’hui de couvrir les besoins équivalents à 5.000 logements (80.000 m2 de rénovation et 300.000 m2 de neuf). Celui-ci continue à s’étendre au rythme de la progression des constructions et des rénovations immobilières. A terme, Idex assurera l’approvisionnement en chauffage et en climatisation de plus de 10.000 habitants et de 15.000 salariés.

Pour atteindre l’ambitieux taux d’EnR&R (Energies Renouvelables & de Récupération) qu’il s’est fixé (65%), le groupe Idex a eu recours à un mix énergétique fondé sur trois sources d’énergies différentes :
– La valorisation énergétique des déchets ménagers provenant du centre d’Issy les Moulineaux,
– Une centrale de stockage de glace avec refroidissement par l’eau de la Seine, capable de fonctionner en free-cooling,
– Une centrale thermo frigorifique avec valorisation géothermale saisonnière.


Source : http://www.ileseguin-rivesdeseine.fr

Ces centrales de production d’énergies sont totalement invisibles dans cet environnement urbain à forte densité : elles sont totalement intégrées à l’infrastructure des copropriétés, les groupes froids et le stockage de glace se trouvent dans les culées creuses du Pont de Sèvres et la centrale thermo frigorifique est enterrée.

Toutes ces innovations environnementales ont été reconnues par le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement : le réseau est le premier réseau français agréé BBC RT 2012 (commission TITRE V mai 2012). L’ADEME a soutenu ce projet à hauteur de 4,2 M€.

 

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